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curriculum
Exposition personelle et collectives

FORMATION
Formation artistique assurée à Paris par Juan Carlos CACERES, ancien professeur de l’Ecole des Beaux-Arts de Buenos Aires (Argentine).


EXPOSITIONS                                                                                                                         2004
   Galerie CCMA de Alfortville
    2000    Bleeker Street Forum des Halles –Paris
              Galerie Artitude – Paris 15
    1999    Galerie la Petite Rue de Seine Paris 6è
    1998    Bleeker Street Anvers –Belgique
              Galerie la Petite Rue de Seine Paris 6è
    1997    Galerie la Petite Rue de Seine Paris 6è
    1996    Galerie « La Règle d’Or » Paris 5è
              Centre Culturel de Saint-Loubès - Gironde - Exposition Franco Espagnole
              Exposition de groupe à la Galerie VIA – Av Daumesnil Paris
              Galerie « El Palau »,  Terrateig, Valencia Espagne
    1995    Galerie Castelnou 20 rue de l’Abbé Grégoire Paris
    1994    Exposition de groupe à l’Atelier CACERES
    1993    Centre culturel de l’Ile Saint-Louis    
    1992    Espace Madeleine à Paris
               Centre culturel de Calpe (Alicante – Espagne)
    1991    Centre culturel de Champigny sur Marne
               Atelier CACERES à Périgny sur Yerres
    1990/89    Centre Culturel de Sucy en Brie

Parutions
         Revue Artension N° 16 Page 48
        En 2000 : reportage de 12 minutes sur RFI


     

Biographie

Miguel Escrihuela est née le 23 aout 1959 a Tavernes de Valldigna en Espagne.Il a trois ans lorsque ses parents arrivent en France.Très tôt Miguel Escrihuela decouvre le rapport particulier qui l' uni à l expression des couleurs et des formes . Il approche la pratique de la peinture de façon empirique gràce a un couple de peintres que sa mere lui presente .                                                                        Miguel n' oublie ni les mots ,ni les conseils ,ni l'ambiance de cette rencontre.Il cesse de peindre a l'age de dix huit ans periode de vide creatif ,memoire en reserve.Pudique Miguel n ose entrevoir la possibilité de revendiquer un jour le statut de plasticien. A vingt cinq ans il est hospitalisé. il sennuie . Il reclame de la gouache et redecouvre ainsi des gestes des sensations . Son enthousiasme faiblit lorsqu' il prend consciense de touts les obstacles liés a la recherche et a la pratique.                                                                                                                               Le hasard place sur sa route Juan Carlos CACERES qui deviendra son maitre et professeur pendant trois ans .                                                                                                                            Aujourd'hui Miguel Escrihuela assume sa propre recherche picturale et puise toute sa creation dans la fougue d un tempéremment mélé de determinisme ,de violence creatrice et d espoir.Intègre dans sa recherche et dans son discour pictural.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          Jaques Dubouchet

                                                  El pintor alegre  

Jacques Dubouchet


   " SENSATIONS "


Miguel Escrihuela croit aux signes et reste tout entier sollicité par un désir de hauteur, de sensations pures. Le peintre a connu des détours, des traverses, des alternances, l'ordre rompu puis recomposé.Aujourd'hui à la lisière des apparences subtiles, vastes et instables, il s'en remet à l'intangible: l'âme,le « double élément mâle et femelle », la nature des choses, l'ordre des sens.

Calme et ferveur: le regard se pose, scrute le monde, la nature, l'onirique, l'urbain, une seule et même source. La main du peintre va dans le soulèvement de sa propre force et fait apparaître des espaces multipliés de chaos lumineux, de nuées ouvertes au plus vaste, des clartés palpables possédées par l'afflux des histoires, le règne secret des nids fécondants et des métamorphoses.

Ne vous trompez pas, aucune répétition, aucune re-présentation. Simplement un retour à la beauté classique. « La peinture montre hors du temps des vivants ». Miguel Escrihuela s'affranchit des limites du temps et de l'espace et sort du processus d'aliénation de la modernité, c'est à dire du « faire ». L'originalité ne fait pas la nouveauté. Il s'éloigne du facile et cherche à reprendre spirituellement racine dans le monde, entraîné par le scintillement de sa palette, guidé par la clameur d'un temps brisé, d'un infini émietté. Rien ne peut tarir son gisement créatif.Désir, attente et sensations: l'imaginaire regagne son unique patrie tracée sur l'argile des mouvements contraires, alliés accomplisseurs d'oublis et de mémoire, le subtil poudroiement des blancs, les vapeurs aurorales, les nébuleuses colorées, les arbres porteurs de naissance, la vibration évanescente des villes aux espaces sans âge, le monde.

Un monde contenant son au-delà à portée des yeux, à portée de main. Un monde patient et généreux, un monde où l'être humain d aujourd'hui à peur de vivre.

La fécondité de la terre, l'énigme de l'eau, le cycle des puissances. Une part d'éternité.

                                                                                                                                                     Jacques Dubouchet  2010

Daniel Leclerc

Miguel Escrihuela, le peintre poète.

(Un alchimiste de la couleur et de la transparence)

 

La vraie nouveauté, c’est ce qui ne vieillit pas, malgré le temps.

Setsuko.

 

              Dès ses premières œuvres, une même recherche anime l’artiste valencien: approcher au plus près les mystères de la création et de la matière. Dans sa première période, les contraires, les différences, dialoguaient pour former le monde. Sur sa toile, le peintre saisissait le miracle de rencontres inattendues, improbables, voire impossibles pour un regard néophyte. La justesse et la fulgurance de son geste brisaient les équilibres pour dépasser les contingences afin d’évoquer l’unité primordiale à la façon d’Hésiode. Le peintre poète se nourrit alors de grands textes de la littérature universelle et réalise dans son travail une véritable plongée dans la matière à la recherche d’un langage, d’une langue, de la langue. Ce voyage initiatique, cette démarche exigeante, difficile, risquée, confère toute leur force au cycle des toiles retraçant cette  « Odysée ». C’est probablement lors de ce cheminement que se constitue, s’affine, le langage du peintre poète. Les couleurs trouvent leurs tons, les corps ne renient en rien leur  douceur à la carnation de lotus, leur sensualité et leur force. Ils semblent comme prêts à se fondre dans le rêve de l’univers, à habiter le monde afin que victorieux, Ulysse puisse revenir riche d’expériences, triomphant. L’image arborée sur son plastron de guerrier s’affiche comme l’arcane de sa victoire. La toile devient, à nos yeux, la palette des œuvres futures du peintre.

              Même si les toiles qu’il nous offre aujourd’hui paraissent d’une facture profondément différente, elles portent cet héritage. Elles n’auraient pas pu être ce qu’elles sont sans cette lente mais fructueuse maturation. La gestation, annoncée par les toiles des débuts, est arrivée à son point d’achèvement. Nous assistons désormais à une prodigieuse explosion de couleurs, à un feu d’artifice de bleus, de rouges, de violets, de verts. Les blancs éclatent sur la toile pour donner naissance à un blanc presque translucide dans la série des pivoines. Elles s’épanouissent tels des soleils semblables aux rosaces des cathédrales multipliées à l’infini, forment des nuages qui unissent terre, ciel et eau ; sous l’océan, elles se métamorphosent en autant de coraux, tournesols marins que l’on imagine fleurir tout près de cette plage, probable hommage au peintre Joaquín Sorolla. Sur les toiles de Miguel Escrihuela fleurissent couleurs et lumières. Le regard alchimique du peintre poète change « La Rue Monge » en un torrent d’or liquide ; sur les écorces, sur les cerisiers explosent des constellations, rimes chromatiques qui rappellent certaines œuvres de l’asturien Darío de Regoyos. Les « Coquelicots » deviennent sourires amoureux, sang fertile de la terre. Les toiles qui s’inscrivent dans les séries « Paysage » et « Paysage, natures mortes » que dévoile Miguel Escrihuela se déclinent au rythme de la couleur, de la lumière et de la transparence. Les œuvres que l’on découvre, ici, sont comme autant de stations jubilatoires qui conduisent à l’arbre de vie.

                                                                                                                                                         

Daniel Leclerc

 

 

 


 

Ils ont ecrit sur mes peintures
Edith Lassiat


L’univers onirique de Miguel Escrihuela est un univers explosif et paradoxal.
Sa vision est incandescente, fulgurante, comme son geste.

Feu intérieur projeté sur la toile, rêves arrêtés, élan saisi sur le vif.

Ses toiles grondent et explosent dans un grand tumulte, foisonnent d’énergie,
de non-dits, de pudeur et de puissance contenue.

Corps qui se cherchent, se frôlent, se guettent, et rarement s’abandonnent, le faisant alors  comme dans une petite mort.

Toute la quête de l’artiste s’exprime autant dans une gestuelle complexe que dans un foisonnement de couleurs et de matières. Il passe d’un travail à l’arraché, comme dans un cri, à une douceur fusionnelle avec le support. Huiles, pastels, aquarelles, encres, tout nourrit son feu intérieur.

Miguel peint comme on naît, dans la douleur et la recherche de la lumière, passage puissant de la porte du grand mystère, dont il hurle le désir d’en exprimer les secrets et de les partager.


E. HERLEMONT - LASSIAT
Exporevue.com

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